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Mes personnages n’ont-ils pas tous le même caractère ?

Mes personnages n’ont-ils pas tous le même caractère ?

Ne trouvez-vous pas que tous mes personnages se ressemblent ? Vous me direz que je creuse ma tombe mais, avant que vous ne m’enterriez, je vous explique :

Moi je trouve que certains de mes personnages se ressemblent. Je m’explique donc : évidemment tous mes personnages ne sont pas tous les mêmes, je m’ennuierai et cela n’aurait plus aucun intérêt inventif pour moi et aucun intérêt pour le lecteur. Disons plutôt que j’ai deux moules d’où sortent pas mal de mes personnages : le moule « extravagant/bavard/bougeotte » (Shab, Luciole, Lol) et le moule « froid/méfiant/taciturne » (Neige, Aya, Nihil). Cependant ce n’est qu’un moule de départ et après, chaque personnage se décline dans ma tête jusqu’à avoir son caractère propre, si bien que Madfiayu qui au départ sortait du deuxième moule, s’en est tellement éloignée (Madfiayu est décrite plus timide que froide) que je ne peux même plus me permettre de la citer comme exemple. Dans certains passages on retrouve peut-être un peu ce moule, mais il ne peut plus servir à la qualifier : d’autres personnages ont connu le même « sort » comme Nietsabèh.

Parlons aussi de Mimosk qui pourrait être le résultat d’une expérience entre les deux caractères : quelque part très semblable à Neige par le caractère (ça c’est voulu) mais en même temps par son caractère rebelle, elle adopte des attitudes/des comportements du premier moule bien loin de la sobriété et de l’éternel silence de Neige.

Puisque je suis lancée, continuons : Lol et Luciole ont le même âge, à peu près, et sortent toutes les deux du même moule. On se retrouve donc avec deux enfants vives, espiègles, bavardes, débrouillardes. Mais là où Luciole est plus dans l’espièglerie innocente, Lol est une vraie peste. Et Luciole est déjà bien plus dans la réflexion là où Lol est encore complétement dans le ressenti. Quelque part, Shab enfant était un peu entre les deux (et même adulte car Shab est une grande enfant).

Aya est froide par méfiance, Neige car c’est dans son caractère : chacune a son histoire, ses petits éléments qui les rendent complétement différentes de quelqu’un à première vue semblable.

Après, ces moules ne s’appliquent qu’aux filles. Pour les garçons, leurs caractères sortent de mes besoins (besoin d’un personnage secondaire ? Je case un garçon avec un caractère qui correspond à ce que je veux lui faire faire par la suite), alors que je peux inventer des filles sans histoire : ce n’est que par la suite que je leur invente un monde rien que pour elles (début d’une nouvelle histoire), ou que j’essaye de les caser dans une histoire déjà en cours si possible. Mes filles ont un moule de départ qui leur permet de sortir du néant et de vivre sans histoire, mes garçons ont besoin d’une structure déjà posée et d’un besoin concret pour que j’arrive à leur donner de la consistance.

Beaucoup de mes histoires partent donc non pas d’une intrigue que je veux raconter, mais souvent d’un personnage qui commence déjà à avoir son caractère dans ma tête et auquel je veux donner une histoire. Plus rarement, mes histoires viennent d’une envie de caser un lieu. En fait, mes histoires sont des moyens, quelque part, de caser ce que j’ai inventé hors de tout contexte dans une structure plus concrète. Mais je commence à m’écarter du sujet de départ (enfin bon ce n’est pas si grave, nous sommes dans la partie « blabla d’auteur », c’est donc du bavardage j’ai le droit de diverger un peu, non ?).

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